Comprendre et encadrer l’utilisation du numérique
Aujourd’hui, les jeunes passent une grande partie de leur temps en ligne, décryptage :
Aujourd’hui, les jeunes passent une grande partie de leur temps en ligne, décryptage :
Que ce soit en faisant défiler les publications sur TikTok, en discutant sur Snapchat, en jouant à des jeux vidéo ou en publiant du contenu sur Instagram, les jeunes passe aujourd'hui la majorité de leur temps en ligne. Les concepteurs de plateformes et de jeux utilisent des stratégies sophistiquées pour capter et retenir l’attention des utilisateurs.
Peut-on pour autant parler de cyberdépendance ? Pas forcément. Un usage excessif peut empiéter sur l’école, l’activité physique, l’alimentation ou encore les relations sociales.
Pourquoi certains jeunes passent-ils plus de temps en ligne ?
La personnalité joue un rôle déterminant. Certains adolescents, plus impulsifs ou en recherche de reconnaissance sociale aurait un usage plus important des écrans.
L’environnement familial et social jouent un grand rôle également : une famille très connectée ou un cercle d'amis passionnés de gaming peuvent encourager un usage intensif. Mais les stratégies marketing des entreprises numériques sont également à prendre en compte. Celles-ci exploitent des données comportementales précises pour proposer un contenu ciblé, adapté à chaque utilisateur, maximisant ainsi le temps passé sur leurs plateformes.
Comment les applications nous gardent-elles en haleine ?
Plusieurs mécanismes rendent les écrans irrésistibles :
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Le défilement infini des réseaux sociaux, qui empêche une pause naturelle (TikTok)
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La lecture automatique des vidéos, limitant les moments de réflexion.
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Les jeux en ligne qui ne s’arrêtent jamais et incitent à rester connecté.
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Les notifications visuelles et sonores, réveillant une sensation d’urgence.
Le danger réside dans le fait que l’utilisation des écrans active le « circuit de la récompense » du cerveau, le même que celui sollicité par la consommation d’alcool ou de drogues. Gagner un jeu, recevoir un message ou obtenir des "J'aime" provoque une décharge de dopamine, renforçant ainsi l'envie de recommencer.
Les concepteurs de jeux vidéo s’inspirent de plus en plus des mécanismes du jeu de hasard pour accrocher leurs utilisateurs. Un exemple ? Les "loot boxes" (coffres à butin) qui contiennent des récompenses aléatoires, jouant sur l’espoir de tomber sur un objet rare.
Encourager une relation saine avec le numérique
Face à ces réalités, comment aider les jeunes à garder un usage équilibré des écrans ? La clé réside dans le dialogue. Plutôt que d’imposer des interdictions strictes, il est préférable d’avoir une discussion ouverte avec son enfant sur ses habitudes numériques. Ensemble, il est possible de fixer des règles claires et adaptées, tout en veillant à favoriser un contenu de qualité.
Les écrans ne sont ni bons ni mauvais en soi. Tout réside dans l’équilibre et la capacité à garder le contrôle sur leur utilisation.
Source : pausetonecran.com