L'information passe en grande majorité par les réseaux sociaux et la vidéo
L’institut Reuters pour l’étude du journalisme » établit chaque année un rapport sur les pratiques d'information sur internet, décryptage :
L’institut Reuters pour l’étude du journalisme » établit chaque année un rapport sur les pratiques d'information sur internet, décryptage :
La vidéo s’impose aujourd'hui comme une nouvelle habitude d’information chez les internautes
Chaque année, l’Institut Reuters pour l’étude du journalisme interroge des dizaines de milliers de personnes à travers le monde pour mieux comprendre comment elles s’informent en ligne. En 2024, près de 95 000 personnes dans 47 pays ont participé à l’enquête. Parmi les grandes tendances qui se dessinent, une chose est claire : la vidéo continue de s’imposer comme un format privilégié pour s’informer.
Aujourd’hui, deux tiers des répondants regardent chaque semaine au moins une vidéo courte d’actualité. Ce format, jugé plus accessible et plus engageant qu’un article écrit, séduit un public toujours plus large. La majorité de ces vidéos sont visionnées sur les réseaux sociaux ou les plateformes en ligne, tandis que les sites des médias traditionnels sont davantage consultés pour leurs contenus écrits.
En France, Facebook reste en tête des plateformes utilisées pour s’informer, devant YouTube, Instagram et WhatsApp. La visibilité des médias dits « traditionnels » varie cependant selon les réseaux sociaux. Sur Facebook ou X (ex-Twitter), fréquentés par un public plus âgé, les marques de presse continuent d’avoir une certaine présence. À l’inverse, sur TikTok ou Snapchat, les contenus proposés par des influenceurs ou créateurs indépendants prennent le dessus. Environ une personne sur deux déclare s’informer via ces sources alternatives.
Parmi les figures les plus mentionnées, Hugo Travers (alias HugoDécrypte) se distingue. Avec 2,5 millions d’abonnés sur YouTube et 5,5 millions sur TikTok, il est cité par les sondés plus souvent que des titres emblématiques comme Le Monde, Le Figaro ou Libération. Les journalistes engagés comme Salomé Saqué ou Hugo Clément, très actifs sur les réseaux, jouent eux aussi un rôle croissant dans la transmission de l’information auprès des jeunes. Les publics plus âgés, quant à eux, se tournent davantage vers des figures comme Pascal Praud ou Éric Zemmour, dont les prises de position relèvent davantage du commentaire que de l’information factuelle.
L’étude souligne également une baisse marquée de l’intérêt pour l’actualité, particulièrement en Europe. En France, seuls 36 % des sondés se disent encore réellement intéressés par l’actualité, contre 59 % en 2015. Le Royaume-Uni affiche une tendance encore plus préoccupante, avec une division par deux de ce chiffre en seulement sept ans. Seuls quelques pays comme les États-Unis montrent une légère reprise.
Côté confiance dans les médias, la situation semble s’être stabilisée, bien que les chiffres restent modestes. En moyenne, 40 % des personnes interrogées estiment que les journaux télévisés remplissent correctement leur mission. La Finlande reste le pays où la confiance est la plus forte, tandis que la Grèce et la Hongrie ferment la marche. La France arrive à la 38ᵉ place sur 47, avec un taux de confiance de 31 %. Les sources d'information jugées les plus crédibles par les Français sont la presse régionale, les chaînes du service public et le journal Le Monde.
Source - France Info : Lire l'article