Acteurs éducatifs Mise à jour le : 16/09/2025

Recueil de témoignages

Durant l'année scolaire 2024/2025, deux formatrices des Ceméa se sont déplacées sur des séances du dispositif EAE afin de recueillir des retours d'expériences d'élèves et d'enseignants volontaires. Ce recueil de témoignages a été réalisé dans une classe de seconde au sein d'une MFR Ornaise en 2025. Les prénoms des personnes interviewées ont été modifiés afin de garantir leurs anonymats. 

Témoignage de Vincent

Formatrice : Nous avons parlé lors de cette séance de la liberté d’expression. Qu'as-tu retenu ou appris sur la liberté d’expression ?

Vincent : " Que la liberté d’expression ... y a quand même des droits dans ce qu’il y a là-dedans, on n’a pas vraiment une liberté propre à nous-mêmes, parce que chacun a sa vision des choses. Mais c’est entre autres les dirigeants qui décident de ce qu’est la liberté d’expression. Du coup bah, en soi ce n'est pas que notre liberté d’expression.

Formatrice : D’accord, donc ce sont plutôt les personnes qui sont au pouvoir qui ont déterminé la liberté d’expression, c’est ça ?

Vincent : Voilà, voilà !

Formatrice : Ok. Et toi que penses-tu de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux ? Est-ce que tu as un avis là-dessus ?

Vincent : Non, j’ai pas d’avis parce que… tant que ça vient pas à moi, je m’en fous.

Formatrice : Quand tu dis que ça vient pas à toi, ça veut dire quoi ?

Vincent : Bah euh, tant que ça ne vient pas m’embêter, ça ne me harcèle pas, ça m’embête pas, tant que la vie continue pour moi,  ça ne change rien.

Formatrice : Est-ce que tu as tendance à regarder les commentaires des personnes sur les publications des réseaux sociaux, ou ce n'est pas vraiment quelque chose que tu fais ?

Vincent : Si, des fois je regarde par curiosité.

Formatrice : Est-ce que tu as un avis sur la façon dont les gens communiquent sur les réseaux sociaux ?

Vincent : Y en a certains ils se croient un peu tout permis.

Formatrice : Quand tu dis qu’ils se croient tout permis, à quoi penses-tu comme type de propos ?

Vincent : ils insultent… Ouais plus ils insultent en vrai.

Formatrice : Ok.

Vincent : Mais ça se trouve ils sont pas mieux.

Formatrice : Oui, bien évidemment.

Vincent : C’est ça le problème.

Formatrice : Je vais te poser une dernière petite question. Heu… Au niveau du questionnaire, on a vu, que dans votre établissement, en termes d’informations, comme sources d’informations pour l’actualité, la première qui revenait c’était les réseaux sociaux. Tu en penses quoi ? Est-ce que toi t’es d’accord avec ça ou…

 

(Le retour questionnaire évoqué mentionnait qu’en termes d’actualité, 83% sur les 75 élèves interrogés s’informent sur les réseaux sociaux numériques. S’ensuit la famille (64%) et la télévision (59%))

 

Vincent : En soi pour moi je quand même d’accord parce que là, de nos temps à nous, les réseaux sociaux ils font partie intégrante de notre vie, pour les jeunes et même pour les adultes parce que maintenant il y a plus de travail informatique que manuel qui commence à mieux payer et à être plus simple physiquement et mentalement sur le long terme. Et plus par rapport au fait que vu que c’est de notre âge, nous on va beaucoup en parler, et vu que nous on est le futur entre autres,  du coup ça va être de notre temps au futur et on va apprendre ça à nos enfants. Du coup bah ça va prendre beaucoup plus de place que nos parents avant parce que pour eux c’était la découverte, donc ils étaient pas encore trop dedans. Que nous on est nés on était directement dedans.

Formatrice : Donc si j’ai bien compris, parce que les réseaux sociaux ont une place très importante dans leur vie (aux jeunes), c’est logique que ce soit leur première source d’information. C’est ça ?

Vincent : Bah entre autres oui, parce que c’est là où on passe le plus de temps.

Formatrice : Ok. Juste, à titre d’information, toi tu es sur quels réseaux sociaux ?

Vincent : Titkok mais heu, là je l’avais remis et là je l’ai enlevé.

Formatrice : Ok.

Vincent : Instagram pour parler avec des amis et Snapchat pour parler avec des amis.

Formatrice : Qu’est-ce qui t’a poussé à enlever Tiktok à un moment donné ?

Vincent : Heu ça m’a saoulé.

Formatrice : Ça t’a saoulé ? Le contenu t’intéressait plus ?

Vincent : Nan j’avais envie d’enlever.

Formatrice : Ok. Bah écoute, merci pour cette interview !

 

Témoignage de Maëlys et Sacha 

 

Formatrice : Alors, la première question Maëlys que tu veux – à laquelle tu veux répondre c’est « comment as-tu trouvé cette séance ? »

Maëlys : Bah plutôt intéressante, j’ai appris plein de trucs que je savais pas forcément. Voilà. Et puis bah, c’est tout.

Formatrice : Et est-ce que tu as des exemples d’éléments que tu as appris là, des choses qui t’ont marquée notamment ?

Maëlys : Heu… Bah déjà que la reconnaissance faciale, je pensais que c’était bien sécurisé et au final pas du tout… et que… voilà.

Formatrice : … ne te reviennent pas en tête ? On a parlé de l’IA, de manière générale, de l’IA qui génère des images…

Maëlys : Ah oui, bah ça on en avait déjà parlé.

Formatrice : t’en avais déjà parlé ? Ok. Il y avait également des retours sur votre questionnaire,  sur par exemple les sources d’information principales, des choses comme ça. T’en penses quoi ?

Maëlys : Bah, je m’attendais pas trop à ce que ça soit comme ça, genre, que… on parle plus avec la famille qu’avec les amis.

Formatrice : D’accord. Donc c’était comme source principale d’information c’est ça ?

Maëlys : Heu oui je crois oui.

Formatrice : C’était plutôt par rapport à ça ?

Maëlys : Heu oui j’crois.

Formatrice :  Et le fait que les réseaux sociaux soient en première position, est-ce que tu trouves ça normal ?

Maëlys : Bah ça m’étonne pas.

Formatrice : Ok.

Maëlys : Parce que on va, on est souvent sur les réseaux sociaux n’empêche, donc heu, on voit un peu de tout comme ça.

Formatrice : Ok, ça marche. Toi tu voulais la deuxième question, c’est bien ça Sacha ? Donc c’est « Qu’est-ce que tu as aimé durant cette séance ? ».

Sacha : Bah… En fait j’ai bien aimé qu’on apprenne tout ça parce que c’est pas forcément des choses qu’on apprend comme ça par nous-mêmes ou qu’on va chercher. C’est bien que quelqu’un nous le dise et nous informe sur ce qui se fait, sur ce qu’il est possible de faire, de quoi on devrait se méfier, ça j’ai trouvé ça bien.

Formatrice : Et quels sujets particulièrement pendant l’intervention tu te dis que là c’est quand même des éléments importants à retenir ?

Sacha : Bah j’me dis quand même que sur ce qu’on voit sur les réseaux ou n’importe où, faut faire attention à ce qu’on voit, parce que faut toujours vérifier sur plusieurs sources et tout pour savoir si c’est pas des bêtises ce qu’on raconte quoi.

Formatrice : Et on est tous confrontés à ça, adolescents comme adultes. Et on est tous… comment on dit ça… dans le même panier ! Ok ! Est-ce que tu voulais rajouter d’autres choses par rapport à ce que tu as aimé. Donc le contenu a été intéressant pour toi…

Sacha : Oui et puis j’ai bien aimé qu’on donne la parole facilement comme ça, qu’on puisse exprimer, s’exprimer… comme on veut.

Formatrice : C’est quelque chose que vous ne faites pas forcément en classe ou en cours ?

Sacha : Bah… ça dépend des cours et des formateurs. Généralement non.

Formatrice : Ok. Et est-ce que vous auriez envie de base de pouvoir plus exprimer votre opinion ?

Sacha : Bah oui, et puis là en plus, vu que tout le monde le faisait, on se sentait moins « jugés » entre guillemets, c’était plus facile de s’exprimer, parce que quand on est en cours par exemple on a peur de dire une bêtise et que les autres, ils se disent « ah bah… elle est débile » ou…

Formatrice : C’est intéressant ça, ça veut dire que là, visiblement, il y avait un climat qui faisait que tu te sentes suffisamment en confiance. Ok ! Bah super, merci pour ton retour. Et du coup, vous avez voulu toutes les deux répondre à cette question-là, la 6 si je dis pas de bêtise. On va commencer par Maëlys si ça te va. Penses-tu que le contenu soit adapté à vote public ?

Maëlys : Oui, je trouve qu’il est adapté à notre public, parce que quand même, il y a de plus en plus de jeunes aussi qui sont sur les réseaux beaucoup plus rapidement. Je sais que j’ai eu l’autorisation qu’à mes 13 ans, et j’en connais qui y sont depuis qu’ils ont 8 ans quoi. Donc oui, c’est super intéressant, parce qu’ils font pas forcément attention, surtout les plus jeunes. Donc ça permet d’apprendre plus de choses, et puis de mieux se renseigner aussi derrière.

Formatrice : Ok, très bien. Et Sacha, t’en penses quoi toi ?

Sacha : Bah oui, je pense qu’il est adapté, parce que c’est important déjà d’en parler, parce qu’on n’est pas forcément tous au courant, et … là ça fait prendre conscience de pas mal de choses. Mais je pense que ça devrait être adapté pour « tout le monde » entre guillemets, d’en parler différemment avec « certains âges » entre guillemets, mais d’en parler à des petits et de faire attention, etc.

Formatrice : Donc même en parler à des petits.

Sacha : Ouais, puis même avec des plus anciens qui s’y connaissent pas trop, tout ça ce serait important.

Formatrice : Donc même les adultes, il faudrait proposer des formations aussi pour les adultes et les plus petits.

Maëlys : Ouais genre à peu près 6e.

Sacha : Bah quand les élèves ils commencent à avoir un téléphone, qu’ils se méfient, surtout qu’ils savent pas trop où ils sont à ce moment-là.

Formatrice : Ok ! Et là vous parlez de la thématique de manière générale avec la séance 1 ou bien c’était sur les sujets qu’on a abordés aujourd’hui ? Avec l’IA notamment, l’information etc.

Sacha : Un peu les deux.

Maëlys : Un peu les deux.

Formatrice : Ok ! Bah merci pour vos réponses, c’était très intéressant !

 

Témoignage de la monitrice en zootechnie, gestion, biologie, physique et chimie

 

Formatrice : la première question que je vais te poser, c’est « que penses-tu du rythme des séances de manière générale ? »

Monitrice : Au niveau de leur attitude, je trouve qu’il faudrait mettre plus de rythme, plus d’activités, là en fin de séance la dernière heure a été plus chaotique je trouve.

Formatrice : T’as observé au niveau de leur comportement que…

Monitrice :  Ah bah oui oui, « Je peux avoir une bouteille d’eau », « Je peux aller dehors », « Je peux aller faire pipi », « Je peux aller faire machin », ‘fin voilà. Donc ils ont du mal à rester concentrés. On leur demande leur avis mais ils font des petits groupes et ils partent vite sur d’autres sujets.

Formatrice : Ok.

Monitrice : Dans mes souvenirs l’année dernière, on avait fait des activités mais c’était pas dans les mêmes thèmes.

Formatrice : On n’avait pas le même dispositif, enfin c’était un peu différent.

Monitrice : Voilà, y avait des activités faites entre deux, ce qui cassait le rythme et ce qui faisait qu’ils étaient attentifs plus longtemps.

Formatrice : Oui. Mais c’est vrai que le dispositif… c’était 1re ou c’était 2nde ?

Monitrice : C’était des 2ndes aussi.

Formatrice : C’était des 2ndes… Et ouais c’était soit discrimination ou…

Monitrice : C’était discrimination !

Formatrice : … Tu avais aussi sur le cyberharcèlement avec un film/court-métrage qui s’appelle « C’est gratuit pour les filles ».

Monitrice : J’ai peut-être fait les deux .

Formatrice : Et discrimination, tu avais un atelier portrait mystère où il fallait créer…

Monitrice : Oui, c’est celui-là !

Formatrice : … Oui effectivement…

Monitrice : Ça avait cassé le rythme. Là le problème de casser – alors je sais bien que sur l’IA on peut pas forcément le faire, mais là faudrait casser le rythme pour justement garder leur attention. Mais la 1re heure ça a été, mais après…

Formatrice : C’est intéressant, parce qu’il y a aussi la question de la dynamique, comment est-ce qu’ils sont dans l’action, est-ce qu’ils sont dans l’écoute uniquement etc. Ok.

Monitrice : A la fin ils étaient dans le « J’ai faim ».

Formatrice : (rires) … Oui ! Bah je pense que ça joue à chaque fois. Ok ! Est-ce que tu as d’autres choses que tu voudrais rajouter par rapport à cette question ?

Monitrice : Non.

Formatrice : C’est très bien. Est-ce que les supports pédagogiques te paraissent pertinents, adaptés, et est-ce que tu as une activité que tu as trouvé plus intéressante que les autres ?

Monitrice : Oh bah le fait de comparer les deux photos là, moi j’aimais bien. Mais voilà. Faire faire des activités…

Formatrice : générées par IA ou pas. Ok !

Monitrice : Ouais, ça j’ai bien aimé.

Formatrice : Mais du coup tu estimes qu’il faudrait peut-être heu…

Monitrice : En mettre un peu plus si on veut garder leur attention jusqu’au bout ouais.

Formatrice : Ok ! Ça marche.

Monitrice : Pas aller jusqu’à leur offrir un goûter, faut pas exagérer hein, ils l’ont eu, mais heu… Mais non casser le rythme en fait, casser ce rythme d’écoute.

Formatrice : C’est noté. Est-ce que tu as pu observer sur le groupe classe des choses particulières au niveau des élèves, au niveau du comportement…

Monitrice : C’est pour ça que j’ai pas fait de commentaires à la fin. C’est ce que j’ai dit à ton collègue tout à l’heure, y a un manque de respect de qui, ça les intéresse ça les intéresse pas, ça peut pas intéresser tout le monde, je suis d’accord. Mais ils ont une façon de le montrer, entre ceux qui sont vautrés sur les tables, ceux qui n’écoutent plus, ceux qui jouent avec leur agrafeuse… Y a un manque de respect, voilà. Mais ça, vous n’y pouvez rien, c’est juste que je trouve que les générations, je suis désolée « Tic et Tac », les générations à venir sont comme ça. Ils s’en foutent, bah ils le montrent.

Formatrice : Ok. Et de base, vous, par exemple, c’est quelque chose que vous observez dans l’établissement si vous ne faites rien, si vous ne cadrez pas, c’est ce comportement…

Monitrice : C’est ça. Là y a pas de cadrage, donc ça va partir en sucette. Et c’est dommage, je trouve ça dommage.

Formatrice : Et, par exemple au niveau des participations, est-ce que t’as observé des élèves qui peut-être participaient un peu plus par rapport à d’autres ?

Monitrice : Oui ! Des élèves qui ne participent pas trop en classe et qui sont là en touristes et qui ont participé là avec ton collègue.

Formatrice : Ok !

Monitrice : Et d’autres qui participaient déjà mais voilà. Et il y a toujours un leader dans le groupe et puis… Y en a certains qui ont quand même réussi à participer sans… Non, non, niveau participation je les ai trouvés quand même mieux. Mais, mais voilà, au fur et mesure voilà, on voit ceux qui s’en foutent et n’ont aucun respect pour celui qui est là et ils ont l’attitude de ceux qui s’en foutent. Et ça ça m’agace (rires).

Formatrice : Je comprends, on a l’occasion de l’observer dans pas mal d’établissements, les dynamiques différentes, la posture des élèves et tout… Est-ce que de manière générale, en ayant cette vue globale de la classe, tu avais l’impression qu’il y avait quand même un peu d’intérêt ou pas du tout… C’était varié ?

Monitrice : Si si il y a eu de l’intérêt, ça s’est effiloché au fur et à mesure, c’est pour ça que je pense que casser le rythme, ça permettrait de les remettre dedans et de revenir. Parce qu’il y en a quand même certains qui… là je parle des élèves, sur les 31 y en avait 4 qui étaient comme ça. Les autres étaient attentifs quand même. Voilà. Donc c’est pas une majorité mais c’est sur ceux-là que moi je m’accroche et je regarde.

Formatrice : Eh bien c’est très intéressant. Et ça nous permet nous de… de comparer…

Monitrice : Je pense qu’en cassant le rythme comme j’avais eu l’année dernière sur le harcèlement, ça avait été plus… J’avais eu moins cette sensation là à la fin de leur dire « Mais je vais les zigouiller quoi ».

Formatrice : (rires) Et puis aussi la différence c’est que c’était que 2h normalement la S2 l’année dernière.

Monitrice : Ouais là aussi, je pense que c’est trop long. Là en plus il  y a eu la coupure, la pause de 10h à 10h30, il faut les remettre dedans, et donc il y a eu le temps de ça. Ensuite ils ont été bien pendant une heure et après ils se sont effilochés. Donc peut-être réduire le temps…

Formatrice : C’est noté. T’es pas la seule à nous faire la remarque.

Monitrice : Après ça dépend des sujets. Pour le harcèlement on avait été limite dans le temps, sur l’IA ça a été plus réduit. Donc je pense que ça vaudrait le coup de réduire un peu.

Formatrice : Ça marche. Est-ce que tu as autre chose que tu voudrais éventuellement rajouter de manière générale ?

Monitrice : Non, non non.

Formatrice : Eh bien c’est parfait ! Merci pour cet entretien !

Monitrice : Eh bah de rien !

 

Témoignage de Lisa et Alex

 

Formatrice : Alors Alex. La 1re question à laquelle tu voulais répondre c’était « Comment as-tu trouvé cette séance ? », même si elle n’est pas tout à fait terminée, mais bon on a fait une grosse partie.

Alex : Heu, je la trouve intéressante, dans le sens où on peut intervenir, heu, pour l’instant dans le cadre scolaire, mais dans le cadre où on est jeunes, et on n’a pas forcément toutes les idées en place, et qu’on laisse le temps d’intervenir avec nos idées, nos mots et nos opinions en tant que lycéens.

Formatrice : Ok. Et tu as le sentiment que c’est quelque chose que vous ne pouvez pas faire souvent dans la MFR ou c’est assez unique comme temps ?

Alex : Heu, je dirais que ça dépend des formateurs, y en a qui favorisent le fait qu’on est jeunes par rapport aux cours, mais cette liberté dans cette intervention, elle est vraiment rare.

Formatrice : Ok. C’est noté. Est-ce que tu as d’autres choses à ajouter par rapport à cette question ?

Alex : Non.

Formatrice : Super, merci. C’est quoi ton prénom ? Lisa ! Dis-moi, toi c’était la 2. La 2 c’était « Qu’est-ce que tu as aimé durant cette séance en particulier ? »

Lisa : Alors durant cette séance ce que j’ai aimé c’était d’apprendre de nouvelles choses. Par exemple, au niveau des IA, on a pu apprendre que certaines images pouvaient paraître fausses, qu’il faut pas croire tout ce qu’on dit, tout ce qui est montré. Que, au jour d’aujourd’hui, la technologie est tellement approfondie qu’on peut faire tout et n’importe quoi, on peut inventer tout ce qu’on veut, y a vraiment un grand espace où on peut vraiment faire tout ce qu’on veut. Et je trouve que c’est quand même à la fois incroyable, mais à la fois ça peut être dangereux parce que tout ce qu’on peut faire peut avoir un impact sur le futur de quelqu’un ou n’importe, ça peut impacter la vie de quelqu’un suivant à qui on s’adresse.

Formatrice : Ok. Et donc le fait qu’on sensibilise sur le sujet, t’as particulièrement apprécié durant la séance.

Lisa : Oui, c’est ce que j’ai apprécié durant la séance.

Formatrice : Super. Je vais revenir à Alex du coup ! Alex, c’était la 6e à laquelle tu voulais répondre ? « Penses-tu que le contenu soit adapté à votre public ? »

Alex : Oui. Donc, comme je le disais juste avant, on est jeunes, donc on apprend, on est dans la… technologie, donc le téléphone et… Et en fait, je pense que le monde aura besoin de la technologie plus tard, dans le futur, et qu’on apprend, on a besoin d’apprendre à s’en servir. Et que… que ce soit pour le bien, ou pour des avis politiques ou culturels, c’est , comment dire, vraiment très important de savoir vraiment bien utiliser des sources, des informations vérifiées, des avis, que ce soit sur des politiques ou des réseaux sociaux. Et heu, si jamais c’est utilisé à bon escient, je pense que ça révolutionnera totalement le monde.

Formatrice : Ok, parfait, merci pour ton point de vue. Lisa, dernière question, c’est là 4 : « As-tu pu faire des liens entre les activités vécues durant la séance et ta propre expérience du numérique, par exemple les réseaux sociaux ou les jeux vidéo ? »

Lisa : Alors moi je suis beaucoup sur les réseaux, donc je fais moi-même mon propre contenu sur les réseaux depuis que j’ai 13 ans – que j’ai 13-14 ans. Je trouve qu’il y a beaucoup de ressemblance parce que, au niveau des réseaux et tout ça on peut, bah y a tellement de monde varié, y a tellement de sujets différents, que suivant ce que tu vas savoir ou pas, par exemple si t’as un truc que t’aimes bien, j’sais pas dans le sport et que tu vois une certaine information, c’est quand même bien de savoir différencier si c’est vrai ou pas. Parce que suivant, si tu ne réfléchis pas trop, bah tu peux par exemple dire une fausse information ou répandre une fausse information qui peut aller super loin, et je trouve que c’est bien quand même de savoir si c’est vraiment une vraie information ou pas parce que ça peut engendrer vraiment des… ça peut aller très loin. Des fois on se rend pas compte de l’impact que ça peut donner une fausse information divulguée vraiment à tout le monde, et les réseaux c’est aussi d’un côté bien mais mauvais parce que des fois tu le transmets à vraiment tout tout tout le monde et ça peut vraiment prendre une grande ampleur.

Formatrice : Et donc là tu avais ton expérience d’utilisatrice des réseaux plutôt en tant que consommatrice, est-ce que – quand tu parlais de tout ça tu parlais aussi en tant que créatrice de contenu ? Je ne sais pas si c’est ça que tu évoquais ?

Lisa : Oui parce que j’ai écrit du contenu qui est quand même, y a pas mal de gens qui en font. Et même si ce contenu est vraiment, pas non plus très connu,  y a quand même beaucoup de fausses rumeurs, de… en tant que – oui je pense qu’il y a pas mal de rumeurs qui commencent à se créer autour de ça.

Formatrice : Notamment autour des personnes qui créent du contenu, tu as une sorte de sphère, c’est ça ?

Lisa : Oui

Formatrice : Et dans ce sens-là, du coup y a des choses qui…

Lisa : Oui

Formatrice : Oui forcément. Ok ! Bah merci à tous les deux pour votre participation

 

Nous remercions chaleureusement l'enseignante et les élèves de nous avoir accueillis dans les meilleures conditions et de nous avoir consacré du temps pour recueillir leurs témoignages