Recueil de témoignages d'apprentis et d'une formatrice
Durant l'année scolaire 2024/2025, deux formatrices des Ceméa se sont déplacées sur des séances du dispositif EAE afin de recueillir des retours d'expériences d'élèves et d'enseignants volontaires. Ce recueil de témoignages a été réalisé dans une classe de première dans un CFA de Seine Maritime en 2025. Les prénoms des personnes interviewées ont été modifiés afin de garantir leurs anonymats.
Durant l'année scolaire 2024/2025, deux formatrices des Ceméa se sont déplacées sur des séances du dispositif EAE afin de recueillir des retours d'expériences d'élèves et d'enseignants volontaires. Ce recueil de témoignages a été réalisé dans une classe de première dans un CFA de Seine Maritime en 2025. Les prénoms des personnes interviewées ont été modifiés afin de garantir leurs anonymats.
Entretien avec le groupe classe après une séance "Impact Environnemental et Economique du numérique"
Formatrice CEMÉA : Première question: est-ce que la thématique vous plaît, vous convient ? Ça vous a plu travailler sur cette thématique-là ?
Élève : Oui c’est intéressant mais je trouve que c’est des choses qu’on entend déjà depuis très longtemps. Après oui c’est des problèmes qui ne sont pas résolus. C’est important d’en parler. C’est pas des choses acquis pour la majorité mais c’est au moins reconnu.
Formatrice CEMÉA : Ok, et on en parle souvent ?
Élève : A mon sens oui.
Formatrice CEMÉA : Au niveau des supports qui ont été utilisés. Que ce soit la fresque, ça a pris beaucoup de temps et ça, on peut revenir dessus. Mais il y a aussi le "Disco2very" qui avait fait en début de séance. Le "Je publie" éventuellement aussi et la lecture d'images.
Au niveau des supports utilisés. Est-ce que ça vous convient ou est-ce que des choses que vous souhaiteriez aussi commenter pour dire que ben non, ça me convient pas et pourquoi ? On commence par la fresque.
Élève : C'est long. C'est long ok, mais c'est intéressant. On donne notre avis mais en soit il n’y a pas de vraie réponse donc on n’est pas vraiment fixé sur le sujet.
Formatrice CEMÉA : C’est quelque chose qui vous embête de ne pas avoir de réponse ?
Élève : Ben oui parce que tout le long, on a appris des trucs mais du coup quand on est passé à la pratique , on n’avait pas de point de vue de l’extérieur.
Élève : Ce qui était compliqué c’est qu’on avait plein de cartes etc…on devait faire un placement mais un placement de quoi en fait. C’est surtout ça. Un placement par rapport à quoi ? Par rapport à l’impact environnemental ? par rapport à l’impact social ? Sur quoi on est censé placer ces cartes ?
Formatrice CEMÉA : Votre ressenti le trio ?
Élève : C’était bien.
Formatrice CEMÉA : Disco2very ? Sur le numérique ? Ce type de petit jeu numérique, ça vous convient ou pas ? Il existe un format de jeux de cartes classique. Ça vous a appris des choses ?
Élève : Pas vraiment mais je trouvais ça pas mal.
Élève : Oui je trouve ça bien pour avoir des idées de grandeur
Formatrice CEMÉA : La lecture d'images, avec la photo de la Ruhr avec une excavatrice. Le fait de regarder une image pendant trois secondes pour en sortir quelque chose.
Élève : C’était bien. Ça change de tout ce qui est jeux de carte. En termes de support, ça change.
Formatrice CEMÉA : Ok, ça marche.
Élève : Ça prouve aussi que par rapport à une image, il y a beaucoup d’interprétation.
Formatrice CEMÉA : Si vous pouviez me donner le point fort des deux séances. L’élément qui vous a le plus convenu, que vous avez le plus aimé sur les deux séances.
Élève : Le VOTAR pour donner son avis. Et le fait qu’on puisse s’exprimer sans jugement.
Formatrice CEMÉA : Ok et points faibles ?
Élève : J’étais pas là la dernière fois mais je trouve que ce serait intéressant de parler aussi de la manière de consommer le numérique en général, la façon d’acheter. La manière dont on consomme du temps sur ces appareils-là. Ça peut être intéressant.
Élève : On a parlé la dernière fois.
Élève : Il y a des personnes qui à force de passer du temps sur le numérique , ont vachement tendance à pousser à la procrastination à son maximum.
Formatrice CEMÉA : Peut-être du coup sur votre usage beaucoup plus concret dans votre quotidien.
Élève : oui voilà. Comment se limiter, se fixer une limite. Tout le monde n’est pas forcément à même de se réguler.
Entretien avec l’enseignante
Formatrice CEMÉA : Qu’est-ce que tu as pensé des supports d’animation ?
Enseignante : Moi, j'ai bien aimé les supports. Même la fresque. Ils ont trouvé ça long mais y a des choses qui émergent quand même, qui sont intéressantes. Alors pas sur tout le monde hein ? Il y avait trop groupes, et trois ambiances de travail différentes. Après Hugo, quelquefois, il est surprenant parce qu’il dort, et puis au prochain cours, il va repartir.
Formateur CEMÉA : Il était pas du tout comme ça sur la première séance . J’avais pas du tout les mêmes comportements notamment sur le groupe de mecs là. Josselin, il était pas comme ça sur la première séance. Là il était en mode « rien à cirer ». Ethan pareil, il était pas du tout comme ça sur la première séance.
Enseignante :Alors Loïc, il n’y avait pas sa petite copine. Quand il y a Sarah, c’est pas le même. Ils ont un rapport... Ils sont très jeunes mais ça fait longtemps qu’ils sont un couple. Quand elle est là, il est à côté d’elle, et pas à côté des garçons et comme c’est une bosseuse, ça joue énormément. C’est fou comme l’environnement qui ne dépend pas de nous peut influer.
Formateur CEMÉA : le seul groupe qui a été à peu près sur la même posture, c’est le grand groupe.
Enseignante : Oui c’est vrai.
Formatrice CEMÉA : Oui et encore ils ont eu des désaccords entre eux mais ils ont pu en échanger ensemble sans problème..
Et 2 fois 3 heures ? Parce que l’an dernier, on avait deux fois deux heures.
Enseignante : 3 heures ça va. Après trois heures avec une coupure… Après je pense qu’on peut aussi imaginer faire deux mini coupures si on voit , si vraiment… Parce que là on les libère un peu plus tôt pour qu’ils puissent aller déjeuner, avec les problèmes de parking. Ce format-là, moi, ne me dérange pas. En plus, c’est assez facile dans nos emplois du temps de faire trois heures.
Formatrice CEMÉA : C’est pas le cas partout.
Enseignante : C’est pas le cas partout. Nous, les plannings, c’est le problème de l’alternance, on les a une semaine sur deux. Cette année on n’a pas eu trop de soucis de planning…
Formatrice CEMÉA : Même l’an dernier…
Enseignante : Même l’an dernier. Il faut planifier tôt dans l’année. C’est vrai que moi avec certaines classes , les 1ères, je préfère quand ça démarre un peu vers mars , car tout le premier semestre, pour moi … Avec les secondes, Sandra, elle préfère que ça commence un peu plus tôt.
Formatrice CEMÉA : nous on est quand même flexibles à ce niveau-là.