Recueil de témoignages de jeunes et d'une enseignante
Durant l'année scolaire 2024/2025, deux formatrices des Ceméa se sont déplacées sur des séances du dispositif EAE afin de recueillir des retours d'expériences d'élèves et d'enseignants volontaires. Ce recueil de témoignages a été réalisé dans une classe de seconde dans lycée privé de Seine Maritime en 2025, sur la thématique Inclusion/Discrimination. Les prénoms des personnes interviewées ont été modifiés afin de garantir leurs anonymats.
Durant l'année scolaire 2024/2025, deux formatrices des Ceméa se sont déplacées sur des séances du dispositif EAE afin de recueillir des retours d'expériences d'élèves et d'enseignants volontaires. Ce recueil de témoignages a été réalisé dans une classe de seconde dans lycée privé de Seine Maritime en 2025, sur la thématique Inclusion/Discrimination. Les prénoms des personnes interviewées ont été modifiés afin de garantir leurs anonymats.
Entretien avec le groupe classe
Élève : On parle du parcours ou de l'intervention en général ?
Formatrice : les deux
Élève : Sur le parcours, moi, j'ai trouvé ça super intéressant parce on pouvait tout aborder. En même temps à travers le parcours. On a parlé de l’égalité homme/femme. Par exemple, à travers les photos, qu’on a vu aujourd’hui et même la dernière fois. On a parlé de discrimination, de racisme. On a parlé de tout. Ce qui est bien c’est que ça permet de voir un peu tous les sujets sans vraiment approfondir mais au moins ça nous permet de voir beaucoup de choses.
Formatrice : J'entends. D’autres retours libres ?
Élève : Moi je pense qu’il y a beaucoup de choses à voir. Juste trois heures. C'est quand même beaucoup parce que les deux premiers, on arrive quand même à être dedans. Et la troisième, c'est vrai qu’elle casse un peu. C'est dur de suivre. Après, je comprends qu'on a beaucoup de choses et peut-être faire deux, deux, deux. Ou un truc comme ça. C’est dur à suivre. Après la récréation, c’est encore plus dur de trouver la motivation.
Enseignante : Je suis d’accord, la récréation casse un peu le rythme.
Élève : Après moi j’ai bien aimé parce que vous faites participer tout le monde, par exemple avec la lumière (les assistant.e.s), le fait que tout le monde se sent un peu intégré dedans, et on arrive à suivre.
Formatrice : Si je reviens sur les deux séances que vous avez vécu avec le formateur. Est-ce que vous pouvez déterminer un point fort des deux séances?
Élève : La discussion juste parce qu’en fait qu’on n’a pas arrêté de parler. Ça qui est bien, c'est que ça nous permet de ne pas perdre le fil. Contrairement par exemple quand on est en cours. Quand on fait des exercices, on ne parle pas. Là on est tout le temps actif. C’est ça qui est bien.
Élève : Moi je dis « la déviation ». Par exemple, la vidéo dont on a parlé avec les « coupages de cheveux ».
Je trouve que ça, ce n'était pas dans le truc. On en a quand même un peu parlé du coup. On parle de tout, de l'actualité sur les réseaux sociaux. C’est ça qui est bien. On peut trouver un lien avec n'importe quoi. Oui, on apprend, on prend le temps quand même d'en parler un peu.
Élève : On peut parler des trucs sur les réseaux, les nouveaux trucs. Il est un peu informé…Oui informé c’est le bon terme. On a pu parler de la vidéo qu’on avait vu …
Formatrice : Et du coup c’est important qu’on puisse parler des points faibles …
Élève : Surtout 3 heures, la durée. Le fait que le truc il soit coupé par la récréation, c’est ça qui tue la troisième heure.
Formateur CEMÉA : on aurait peut-être pas dû faire de récréation du coup?
Élèves : Alors si mais plutôt faire deux, deux, deux. Trois séances de deux heures. C’est dur de reprendre après la récré.
Formatrice : Si je reviens sur les outils utilisés , le « je publie » notamment … Est-ce que ça vous convient comme activités ?
Élève : Sur les pictogrammes, c’était trop long ça. Parce qu’en fait on a fait trois par personne, du coup c’était vraiment super long. En plus, c’était à la fin et on avait plus envie de partir.
Formatrice : Au moins, c’est honnête.
Élève : C’est pas ce que j’ai préféré. Après tout le reste c’était vivant. C’était sympa. Par exemple le truc avec les cartes, nous on a trouvé ça bien. Enfin, moi en tout cas perso.
Formatrice : Ok, manipuler de l’IA ?
Élève : ouais c’était pas mal. Surtout que maintenant c’est dans notre quotidien, dans notre vie.
Formatrice : Est-ce que le contenu de la formation il est adapté à vous et à votre pratique du numérique?
Élève : oui, parce que ce n'est pas comme ce que l'on a pu avoir au collège. Vous savez que dans le jugement.
Là, il y en a pas du tout. Donc, on peut vraiment parler de tout sans se sentir jugé. .
Formatrice : Qu'est-ce qui change par rapport au collège?
Élève : Moi je pense qu’on a plus muri déjà.
Élève : Au niveau des formateurs, ça change. Je te jure !
Formatrice : Au niveau du cadre légal, qu'est-ce qui change entre le collège et le lycée? Par rapport au numérique ?
Élève : Ah oui, parce qu'on n'a pas le droit d’être sur insta et tout.
Enseignante : Oui il faut être majeur numériquement.
Formatrice :Oui c’est quinze ans.
Élève : C’est pas treize ?
Formatrice : Alors treize ans, on a le droit d’avoir un compte sur un réseau social avec l’accord parental. Mais après, la majorité numérique c’est quinze ans. Nous, on sait que vous vous servez des réseaux sociaux, même durant nos formations. La question c’est comment on s’en sert manière correcte. Ça va être notre idée.
Par rapport à la thématique inclusion/discrimination. Est-ce qu'il y a des choses que vous auriez aimé aborder par rapport à vos réseaux sociaux?
Élève : On a fait le tour et on a même pu partir sur des trucs qui n’avait rien à voir des fois . C’est ça qui était bien , on a pu partir sur des trucs, revenir dessus. On a eu le temps de tout voir tout en partant sur des trucs qu’on avait envie de voir nous.
Élève : d’habitude, y en a, je me souviens au collège , ils disaient qu’on avait pas le temps et qu’on y reviendrait plus tard . au final, on en a jamais reparlé.
Entretien avec l’enseignante :
Moi je trouve que trois heures c’est trop long pour nos lycéens. Peut-être que pour d’autres lycées, c’est possible…Mais pour nous, même pour planifier c’était difficile. C’est compliqué de trouver trois heures d’affilé. On essaie de manger sur les cours des uns et des autres. On a eu du mal à faire ça. Par contre pour vous c’est plus facile car vous n’intervenez que deux fois et pas trois. Est-ce qu’il faut faire trois séances de deux heures ? Je ne sais pas.
Formatrice : Parfois le questionnaire nous fait perdre la dynamique de la première séance.
Enseignante : On a des élèves , on a l’impression, qui ne s’intéressent pas mais clairement on se rend compte que dans leurs têtes….et c’est d’ailleurs un peu ingrat , il n’y a rien mais en fait si !! Le comportement des élèves est le même que pendant les cours…