Recueil de témoignages de lycéens et d'une enseignante
Durant l'année scolaire 2024/2025, deux formatrices des Ceméa se sont déplacées sur des séances du dispositif EAE afin de recueillir des retours d'expériences d'élèves et d'enseignants volontaires. Ce recueil de témoignages a été réalisé dans une classe de seconde générale dans un lycée de Seine Maritime en 2025, sur la thématique Information et Démocratie. Les prénoms des personnes interviewées ont été modifiés afin de garantir leurs anonymats.
Durant l'année scolaire 2024/2025, deux formatrices des Ceméa se sont déplacées sur des séances du dispositif EAE afin de recueillir des retours d'expériences d'élèves et d'enseignants volontaires. Ce recueil de témoignages a été réalisé dans une classe de seconde générale dans un lycée de Seine Maritime en 2025, sur la thématique Information et Démocratie. Les prénoms des personnes interviewées ont été modifiés afin de garantir leurs anonymats.
Entretien avec le groupe classe
Formatrice CEMÉA : Est-ce que les séances vous ont plu ?
Élève :Je trouvais que c’était bien qu’on puisse participer mais sur la deuxième séance, j’ai trouvé cela un peu redondant. On faisait souvent la même chose.
Formatrice CEMÉA : Tu peux développer le côté redondant ?
Élève : (En parlant du quiz), Ben ça par exemple ça fait assez longtemps qu’on le fait. On a compris le système. Après, pareil pour les IA mais les IA c’était bien.
Formatrice CEMÉA : Ok, ça roule d’autres choses?
Élève : J’ai bien aimé. Franchement, j’ai trouvé ça intéressant et ludique et aussi le fait que tout le monde puisse participer c’était du coup assez dynamique.
Formatrice CEMÉA : Est-ce qu’il y en qui n’interviennent pas en cours mais qui sont intervenus un peu plus durant les séances ?
(Certains élèves ont levé la main)
Élève : Oui d’habitude j’interviens pas ou très peu.
Formatrice CEMÉA : Est-ce que les contenus des séances ça fait écho , est-ce que ça a un lien avec votre usage des réseaux sociaux ?
Élèves : la séance 2 moins mais la séance 1 oui. On parle plus de réseaux sociaux . C’est plus notre domaine. Sur la séance 2, on a beaucoup parlé de la presse, des images de presse. C’est moins notre domaine.
Formatrice CEMÉA : Après la presse, est-ce que vous pouvez la regarder sur les réseaux sociaux ?
Élève : oui mais pas tout le monde le fait.
Formatrice CEMÉA : Oui bien sûr pas tout le monde mais on peut avoir Libération, le Monde (médias vus pendant la séance) sur Tik Tok aussi, sur Snap, sur Insta. Dans la manière d’animer la séance, qu’est-ce que vous pouvez avoir sur la pratique du formateur?
Élèves : C’était bien.
Élève : C’est rythmé, c’est dynamique, c’est actif.
Formatrice CEMÉA : Sa faculté à retenir les prénoms ?
Élève : c’est un vrai plus.
Formatrice CEMÉA : De manière générale, est-ce que vous trouvez que les séances elles sont adaptées à vous ? à votre pratique ? à votre âge ?
Élève : …. (gêné de répondre)… C’était intéressant parce qu’on parle de l’IA , des réseaux sociaux et c’est ce qui nous entoure. C’est des choses que tout le monde aime, c’est ce qu’on aime. Même dans le futur c’est ce qui va rester. Du coup c’est intéressant.
Formatrice CEMÉA : Durant les deux séances que vous avez vécues, est-ce qu’il y a des modules que vous garderiez et au contraire peut-être des modules où vous vous dites que c’est pas la peine d’y passer autant de temps.
Élève : En fait là ce qui est dommage, c’est que les activités les plus dynamiques, on les a faites un après-midi où on était plus en forme. Là déjà qu’on était fatigués parce que c’est le matin, faire les trucs un peu plus longs et moins interactifs, forcément c’était plus long.
Formatrice CEMÉA : Ok donc peut-être intervertir certaines activités. Vous avez fait la lecture d’image avec le train. Ça vous a convenu comme exercice ?
Élèves : oui
Formatrice CEMÉA : le je publie ?
Élèves : oui ça c’était bien.
Formatrice CEMÉA : ok ça, c’est partagé. Si on pouvait avoir un point fort sur les deux séances, ce serait quoi ?
Élève : dynamisme, l’interaction, la diversité des activités sur beaucoup de thèmes différents
Formatrice CEMÉA : si on pouvait avoir un point faible sur les deux séances, ce serait quoi ?
Élève : c’est long.
Formatrice CEMÉA : le rythme c’est important ok. Vous vous souvenez de la thématique ?
Élèves : …. Information et démocratie…
Formateur CEMÉA : Ok , à l’issue des cinq heures passées ensemble. Est-ce que vous vous êtes dit, ok il y a un début de réflexion, sur le lien entre les deux ? Ça nous a aidé à réfléchir sur le lien , les connexions entre information et démocratie ?
Élève : Pas vraiment…
Élève : J’ai trouvé le lien dans la première séance mais pas forcément sur la deuxième.
Élève : Ça aurait été bien aussi qu’on voit plus de conséquences concrètes de la désinformation et le rapport que ça a avec la démocratie. Comme avec la lecture de l’image avec le train.
Élève : Sur l’IA, on a vu et on a parlé beaucoup de photos, mais on peut parler d’autre choses…
Entretien avec Mme Enseignante après la séance
Je découvrais. J'ai beaucoup aimé la séance de la semaine dernière parce qu'effectivement, il y avait une diversité des supports, que ce soit le vidéoprojecteur, l'image projetée, on en parle, Les Plickers.
Ça permettait de d'avoir un côté aussi ludique, manipulation, et vu la classe pour l'après-midi, c'était top. Après l'activité, « je publie., je publie pas » sous forme de plateau de jeu. Voilà, il y avait une grande diversité et des activités et des supports.
C'est une classe qui, c'est une bonne classe, franchement c'est une bonne classe, mais qui participe peu et qui a tendance au bavardage. Et l'activité de la semaine dernière n’était pas simple parce qu'on les mettait en groupe. Donc activité propice aux bavardages et en fait, ils étaient à fond dedans. Vraiment c'était, c'était top.
Il y avait effectivement parfois un peu de bruit, mais ça restait dans le thème, c'est ça. Ils étaient impliqués. C'était vraiment top. Ce matin, ils étaient conformes à ceux qui sont le matin, et puis un peu désinvestis. Mais je pense que c'est aussi un peu tard. C'est la fin de l'année. Hier, il a fallu que je leur rappelle que les cours continuaient même après le conseil de classe.
Laurie, deux fois, je lui ai fait ranger son matériel de maquillage . En fait, c'était le fait qu'ils n'avaient rien à manipuler. Donc fallait qu'ils touchent quelque chose.
Je les ai vus super investis quand ils ont pris leur téléphone. Là, par contre, la recherche, en plus, il y a le côté un peu jeu, il y a des joueurs et en fait, dès qu'ils ont quelque chose à faire, ils sont là.
Par contre, ce sont des ados conformes à leur génération. Dès qu'il faut rester attentifs, écouter, ça traîne. Sandra, qui est une brillante élève, dit: c'est long.
En même temps, c'est très, très dur, parce qu’on peut pas faire comme avec des maternelles, varier les activités les dix minutes. Le retour était, je trouve, assez pertinent. Il y a aussi la communication .C'est vrai que nous, on est en permanence amené à servir de porte-voix et c'est vrai que dans le jeu d'échange là, moi j'étais derrière ce matin- il y a énormément de d'échanges, énormément de propos d'élèves que j'ai pas entendu, je pense que les autres non plus, et ça a peut-être contribué aussi à un désengagement de ceux du fond. Il se passe un truc devant, et puis nous, on suit ça de loin.
Ce qui est super, c’est que les deux élèves qui sont au taquet durant la séance, n’ont rien foutu de l’année.