Recueil d'un témoignage d'enseignante
Durant l'année scolaire 2024/2025, deux formatrices des Ceméa se sont déplacées sur des séances du dispositif EAE afin de recueillir des retours d'expériences d'élèves et d'enseignants volontaires. Ce témoignage provient d'une enseignante suite à une séance avec une classe de seconde au sein d'un lycée privé de Seine-Maritime en 2025. L'identité de la personne interviewée a été modifié afin de garantir son anonymat.
Durant l'année scolaire 2024/2025, deux formatrices des Ceméa se sont déplacées sur des séances du dispositif EAE afin de recueillir des retours d'expériences d'élèves et d'enseignants volontaires. Ce témoignage provient d'une enseignante suite à une séance avec une classe de seconde au sein d'un lycée privé de Seine-Maritime en 2025. L'identité de la personne interviewée a été modifié afin de garantir son anonymat.
Formatrice CEMÉA : Est-ce que ça vous a convenu ?
Enseignante : Oui! Ah bah oui ! Pour une première fois, j’avoue que c’est pas mal ! C’est pas mal et ça fait réfléchir ! !Ça nous fait réfléchir.
Formatrice CEMÉA : Au niveau des supports ?
Enseignante : Oui, oui, oui. Bien, bien bien. Moi, j'ai participé. J’étais à fond dedans !
Formateur CEMÉA : C’est fait pour ! C’est-à-dire que logiquement, ce qui est prévu à la base du dispositif c’est que quand on intervient, nous on anime , on amène les supports et ce qui est attendu, espéré, souhaité, c’est une coanimation. C’est-à-dire que la personne qui est avec nous, qui est dans l’établissement et qui a l’habitude d’être avec les élèves , peut prendre toute sa place …
Enseignante : je voulais pas trop parler parce que je veux pas prendre la parole des élèves…
Formateur CEMÉA : Ah mais si ! C’est l’intérêt de pouvoir interagir…
Enseignante : Ils me demandaient des réponses ! (rires..)
Formateur CEMÉA : L’avantage c’est que vous voyez les élèves toute l’année. Nous on les voit 6 heures en tout. Alors que vous, vous avez la possibilité de pouvoir utiliser, voire même réutiliser, ce qu'on fait nous en six heures, après notre passage. Bon là on est en fin d’année donc c’est un peu dommage…
Enseignante : Non mais c’est bien ! C’est bien parce justement ils ont pas forcément envie d’être en cours mais faut faire cours quand même. Mais justement ça passe très bien je trouve. Mais le problème, c'est qu’il en manque beaucoup.
Formateur CEMÉA : Oui, effectivement.
Enseignante : C’est pas un groupe très nombreux . Ils sont 11 dans le groupe… Il en manquait quand même…
Formateur CEMÉA : Il en manquait la moitié…
Formatrice CEMÉA : Au niveau du comportement, ils sont pareils qu’en cours ?
Enseignante : Oui , le groupe de filles là oui . Sabine plus posée, un peu plus réfléchie. Les 3 filles elles sont assez bavardes et très dynamiques. Anna, par exemple. Ça bouge, ça fuse ! Laura et Josie sont plus en retrait, un peu plus discrètes. Mais là, elles ont été un peu plus.. Bon elles se sont un peu couchées sur la table
Formateur CEMÉA : Et puis il y a Thomas..
Enseignante : Thomas , je l’ai pas dans mon cours car il fait de l’allemand et pas de l’espagnol. J’ai des cours d’accompagnement personnalisé donc il est là. Il est toujours très très discret.
Formatrice CEMÉA : Mais il n’est pas inintéressant…
Enseignante : Non, pas du tout, du tout , du tout
Formatrice CEMÉA : C’est dommage
Enseignante : Il commence à sourire un peu plus. En début d’année, il avait vraiment le visage figé … Mon dieu, il doit pas être bien…On essaie de les décrypter parce qu’on les connait pas .. … Il manquait surtout les garçons , les garçons qui sont un peu pénibles parfois, qui parlent beaucoup… Y a pas de mauvaise réflexion, de choses comme ça mais ils sont un petit peu turbulents.
Nous remercions chaleureusement l'enseignante et les élèves de nous avoir accueillis dans les meilleures conditions et de nous avoir consacré du temps pour recueillir leurs témoignages